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Budget de Noël 2025 en baisse : comment les Français adaptent leurs dépenses sans renoncer aux fêtes

Le budget de Noël 2025 recule à son plus bas niveau depuis plusieurs années, selon les dernières études de Cofidis et Sofinco. Inflation, prix des cadeaux et des repas pèsent sur les finances des ménages, qui multiplient les arbitrages sans pour autant renoncer à une fête jugée essentielle.

Un budget de Noël 2025 sous pression économique

Le budget de Noël 2025 s’inscrit dans un contexte économique marqué par des tensions persistantes sur le pouvoir d’achat. Selon la 9ᵉ édition du baromètre de Noël publié par Cofidis en partenariat avec CSA Research, les Français prévoient de consacrer en moyenne 491 euros aux fêtes de fin d’année. Un montant en recul par rapport à 2024 et qui constitue le niveau le plus bas observé depuis 2017.

Cette baisse, bien que modérée en valeur absolue, traduit une inquiétude plus profonde liée à la hausse des prix, notamment dans l’alimentation, l’énergie et les biens de consommation. Noël reste un moment central dans le calendrier familial, mais il s’organise désormais sous contraintes.


Les cadeaux restent le premier poste de dépenses

Dans la répartition du budget de Noël 2025, les cadeaux demeurent la dépense prioritaire. Ils représentent en moyenne 297 euros, en baisse de 26 euros sur un an. Malgré ce recul, ils concentrent toujours plus de la moitié des dépenses liées aux fêtes.

Les repas de Noël arrivent en deuxième position avec 123 euros en moyenne, suivis des décorations (28 euros), des transports (25 euros) et des tenues vestimentaires (23 euros). Cette hiérarchie montre que les Français privilégient toujours l’échange et le partage, quitte à réduire les dépenses jugées plus accessoires.


Inflation et hausse des prix au cœur des préoccupations

La diminution du budget de Noël s’explique largement par la perception d’une hausse généralisée des prix. Selon l’étude Cofidis, 68 % des Français citent le prix des cadeaux comme un facteur de préoccupation, en hausse par rapport à l’année précédente. Les prix des denrées alimentaires figurent également parmi les principales sources d’inquiétude, tout comme les coûts liés aux carburants et aux déplacements.

Ces hausses pèsent directement sur l’organisation des fêtes, en particulier pour les ménages modestes. L’étude met en évidence une baisse du budget médian, passé de 400 euros en 2024 à 350 euros en 2025, signe qu’une majorité de Français réduit ses dépenses. À l’inverse, une minorité – notamment les catégories socioprofessionnelles supérieures et les plus de 65 ans – continue d’augmenter son budget.


Noël, une dépense contrainte mais assumée

Malgré ces contraintes, les Français restent fortement attachés à Noël. Un sondage réalisé par OpinionWay pour Sofinco confirme que la période des fêtes est perçue comme un moment à part dans l’année.

Pour 64 % des Français, Noël correspond à la période où les dépenses sont les plus élevées. Dans le même temps, 66 % estiment que les fêtes représentent à la fois un moment de convivialité et une contrainte financière. Surtout, 64 % déclarent ne pas vouloir se restreindre financièrement à cette occasion. Noël demeure ainsi la fête préférée de 76 % des Français, illustrant son poids culturel et affectif.


Arbitrages et stratégies pour maîtriser le budget

Face à la baisse du budget de Noël 2025, les ménages mettent en place différentes stratégies d’arbitrage. Cela passe par une réduction du nombre de cadeaux, le recours à des promotions, ou encore une simplification des repas de fête. Certains privilégient également des cadeaux immatériels ou faits maison, perçus comme plus personnels et moins coûteux.

Ces ajustements traduisent une volonté de préserver l’esprit de Noël tout en évitant un déséquilibre financier durable en début d’année suivante.


Le paiement fractionné de plus en plus utilisé

Pour financer les dépenses de Noël, les solutions de paiement différé gagnent du terrain. Le sondage OpinionWay pour Sofinco montre que le paiement fractionné en 2, 3 ou 4 fois représente désormais 15 % des moyens de financement des cadeaux, en progression sur un an.

Chez les plus jeunes, cette tendance est encore plus marquée. Selon le baromètre Cofidis, 18 % des 18-24 ans utilisent le paiement fractionné par carte bancaire pour leurs achats de Noël. Cette génération est également plus encline à envisager le recours au crédit à la consommation.


Le crédit à la consommation reste marginal

Si 12 % des jeunes adultes déclarent envisager un crédit à la consommation pour financer les fêtes, ce mode de financement reste minoritaire à l’échelle de la population. Il ne représente que 2 % des moyens de paiement des cadeaux, selon Sofinco.

Cette prudence s’explique par une conscience accrue des risques d’endettement, dans un contexte économique incertain. Les Français privilégient donc des solutions de financement ponctuelles et maîtrisées plutôt qu’un engagement financier de long terme.


Un Noël plus sobre mais toujours central

Le budget de Noël 2025 illustre une évolution des comportements : les Français dépensent moins, arbitrent davantage, mais continuent de faire de Noël un moment clé de l’année. Derrière les chiffres, les études de Cofidis et Sofinco montrent une volonté de préserver la convivialité et les traditions, même dans un cadre financier plus contraint.

Cette tendance à la sobriété pourrait s’inscrire dans la durée, transformant progressivement la manière dont les ménages conçoivent les fêtes de fin d’année. Sans renoncer à Noël, les Français semblent désormais chercher un équilibre entre plaisir, partage et responsabilité budgétaire.

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